Sans contact et sans risques : 5 choses à savoir sur le contactless

Dépassé, le liquide. Ringarde, l’identification par code.

Regardé avec méfiance lors de son arrivée sur le marché, un peu comme toutes les nouveautés, le contactless est définitivement entré dans les mœurs à l’occasion de la crise du coronavirus. Basé sur la technique NFC (Near field communication, ou communication dans un champ proche), il permet de payer ses achats sans entrer en contact avec le vendeur ou son terminal de paiement. Loin du gadget, c’est une vraie évolution, un petit espace de liberté supplémentaire.

Une solution pratique

Pas besoin de compter et recompter sa monnaie, plus de risque de semer ses pièces et ses billets, inutile de s’identifier sur un clavier en tapant son code. Pour peu que le montant soit inférieur à 50 euros, [ct1] il suffit de sortir sa carte, son téléphone, sa montre et de l’approcher de la partie sensible du terminal de paiement pour que la dépense soit enregistrée. À l’inverse d’une transaction en liquide, cet achat figurera en bonne place dans vos extraits de compte bancaires ou sur le décompte de votre carte de crédit. Un vrai plus pour tenir son budget. Et il n’y a pas de frais pour le détenteur de la carte.

Un plafond de sécurité

Le plafond d’utilisation de la carte bancaire sans contact varie d’un pays à l’autre. Au Luxembourg, pour permettre d’éviter encore plus les contacts, il est passé de 25 à 50 euros pendant la crise du coronavirus[ct2] . Au-dessus du plafond, pas de problème : l’identification se fait toujours sans contact, mais il faut taper son code sur le clavier du terminal de paiement. Un second plafond de sécurité existe pour empêcher la fraude puisqu’après un montant total d’achats de 150 €, vous devrez introduire votre code.

Rapide

Fini le temps perdu à compter sa monnaie pour l’acheteur, ou à la rendre pour le vendeur : d’un simple effleurement du terminal, la transaction est enregistrée. L’utilisation du contactless fait gagner 10 à 15 secondes par client.

Un paiement sécurisé

Le sans contact offre une double sécurité. D’abord d’un point de vue technique. Il est actif sur une faible distance (quelques centimètres), et est régi par une double identification de la carte et du terminal. Non, un escroc qui vous frôle ne peut pas s’emparer des données : il devrait disposer d’un terminal enregistré près des organismes de paiement. Et ne pourrait saisir les données rien qu’en vous frôlant, puisqu’un temps minimum est nécessaire.
Par contre, il n’est plus possible pour une personne indélicate qui vous suit de repérer votre code et de subtiliser votre carte pour opérer un gros retrait. Si elle est volée, les garanties en vigueur s’appliquent. Ne tardez jamais à la faire bloquer en cas de perte.

Payer avec différents supports

Vous n’avez pas votre carte sur vous ? Les systèmes contactless ne se limitent pas aux moyens de paiement traditionnels. Ils s’appliquent aussi aux smartphones ou montres connectées. Un pas de plus vers la raréfaction des transactions en liquide.